Les gardiens du lieu – Partie 2 : Les forces invisibles

Art by Mayuan

22 février 2026, midi

Soleil radieux sur Miramon. Le soleil tape, on a bien besoin de nos chapeaux.

Aujourd'hui, nous sommes venu·es avec l'intention d'aborder et de mieux comprendre ce lieu - et entrer en relation avec lui – par un prisme un peu plus large : celui de la sensibilité aux énergies invisibles. Nous sommes accompagné·es de quelques belles personnes que nous apprécions beaucoup, y compris Lucie, qui depuis quelques années s'est initiée à la géobiologie.

Pendant notre pique-nique, et tout au long de l'après-midi, Lucie met en oeuvre différentes actions visant à nettoyer le lieu d'énergies indésirables. Elle repère aussi deux veines d'eau souterraines, invisibles à l'œil nu, qui sont présentes à proximité du plus grand des chênes. Elle nous explique qu'il faudra procéder à une ponction dans cet endroit, une fois l'empierrement réalisé, afin de les neutraliser.

Puis, Lucie nous invite à devenir acteur.ices de notre relation à Miramon. D'abord, en concentrant nos intentions profondes quant à notre présence en ce lieu, et nos vœux pour le futur. Accroupi·es dans l'herbe l'un·e près de l'autre, tourné·es vers une sphère translucide, sans un mot nous nous relions avec l'élan qui nous a porté·es jusqu'ici, comme pour le transmettre à travers ce globe à toute la terre sous nos pieds, et à tous les êtres qui s'y trouvent – visibles et invisibles.

Rituel tout aussi important : Lucie nous invite à faire une offrande au gardien du lieu. Selon ses explications, tout lieu est habité d'une force, d'une présence protectrice, qui vit en certains points physiques identifiables. Elle a déterminé que le gardien de ce lieu qu’on appelle Miramon habite dans un certain espace entre trois des grands chênes, sur le côté ouest de la caravane ; et force est de constater qu'il est d'allure paisible et confortable, sous le doux soleil de février. Nous sommes venu·es avec différentes friandises, mais le gardien transmet à Lucie une envie particulière pour une denrée étonnante, la plus exotique de nos provisions : du sirop de dattes ! Nous lui en offrons donc quelques gouttes. Puis, un moment de silence. Suivant le conseil de Lucie, nous nous présentons chacun·e au gardien, par la voix du cœur.

Cette relation ne fait que commencer ; par la suite, nous nous efforcerons à chaque visite de penser à apporter une petite offrande en ce lieu... dans l'espoir que le gardien veuille bien nous prendre sous son aile. D'après Lucie, il s'agirait d'une force particulièrement douce et bienveillante.

Ainsi passe l'après-midi. Alors que le soleil redescend déjà sur les sommets enneigés des Pyrénées, nous concluons cette visite par un dernier rituel, peut-être l'un des plus appropriés à cette rencontre : nous plantons nos premiers arbres à Miramon. En l'occurrence, une petite portion de haie tressée d'osiers, au bord de la route, sous les branches des chênes. Premiers d'une grande famille sans doute... comme on l’a expliqué dans la première partie, l'une de nos intentions est de planter plusieurs centaines de différents arbres et arbustes sur tout le pourtour du terrain et en son sein, notamment selon les principes de la syntropie. Afin de nourrir et d'abriter la vie sous toutes ses formes, y compris la nôtre. On parie que ces petits jeunes plairont au gardien du lieu, comme aux grands anciens qui l’abritent !