Une histoire de terre, de fer, et de béton

Une histoire de terre, de fer, et de béton

Petit retour en images sur les bouleversements qui ont eu lieu ces deux dernières semaines à Miramon.

Lundi 11 mai, un tractopelle fait irruption sur notre prairie ensauvagée, où nous avons disposé quelques repères en bambous. En quelques heures, par la magie effrayante du moteur diesel, deux plateformes sont créées, séparées par un petit talus, et un chemin d'accès au terrain est empierré. On découvre la couleur des argiles de Miramon (l'un jaune-vert, l'autre orangé) ainsi que celle des nombreux galets qui s'y cachent. C'est assez impressionnant - et déchirant d'infliger cela à la prairie. Mais comment éviter ce chambardement, si on ne veut pas faire un trou encore plus grand pour enterrer à côté une citerne (en béton) très coûteuse ?
Au pied du talus, une tranchée est aussi aménagée pour recevoir ce qui nous occupe la semaine suivante : un ouvrage de soutènement qui se tiendra sous le vide sanitaire, protégeant notre future citerne de récupération d'eau de pluie, un cellier à légumes, ainsi qu'un composteur pour les toilettes sèches de la maison.

La semaine suivante, avec l'aide précieuse de Yan, notre accompagnateur, Arthur, son stagiaire, et Valentin, notre charpentier, nous implantons le mur de soutènement, puis préparons le ferraillage de la semelle en béton armé, que deux énormes camion (toupie + pompe) viendront nous aider à couler... une fois qu'on les aura convaincus de descendre notre chemin ! La promesse de pouvoir les tirer en haut de la pente avec l'aide des tracteurs de deux éleveurs du coin jouera un rôle crucial. Puis, pendant quelques jours sous le soleil ardent, nous apprenons l'art délicat de construire un mur en parpaings au cordeau et au fil à plomb, de préparer des gâches de mortier puis de béton, et de coffrer des poteaux. Manon, bénévole venue du réseau Twiza, nous prête main-forte.

Reste à terminer les murs de retour, à percer des barbacanes, et à poser un drain en pied de mur, entre autres choses... mais avant ça, il va falloir planter nos pieux d'acacia ! Ce qui ne saurait tarder. Le terrassier a fait un essai avec l'un d'entre eux, mais n'a pu l'enfoncer suffisamment et doit revenir avec deux pelles au lieu d'une. Affaire à suivre.

On s'excuse auprès de nos chênes d'apporter tant de ciment et de métal sur ce petit bout de terre... Mais c'est la dernière fois (promis !), et la suite des opérations sera bien plus écolo.

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